A propos des restos,
Des restos bio... y'en a peu ! Seuls quelques restaurants sont certifiés bio à Bruxelles. Et la certification est la seule garantie que l'on a vraiment du bio dans l'assiette. Il y a La Saga, à Etterbeek, entièrement certifié bio (contrôle Certysis), et Trop Bon, à Ixelles, place Flagey. Sikou, à Saint-Gilles, est certifié bio pour ses glaces et sorbets.
Resto végétarien... ne veut pas dire resto bio ! Grosse surprise au fil de nos visites : des restaurants végétariens connus de Bruxelles ne sont en fait pas bio (même les légumes ne le sont pas !).
Des initiatives à encourager ... Bioguide a choisi d'intégrer aussi des restos qui n'ont pas encore la certification mais qui utilisent déjà une majorité de produits bio. Goûtez, écrivez-nous ce que vous en pensez... et faites-nous part de vos découvertes !
Les bars à vins,
Dans cette rubrique, quelques très chouettes endroits à Bruxelles pour se lancer à la découverte des vins "naturels", à l'initiative de passionnés heureux de partager leurs trouvailles.
Et les cavistes,
Et voici quelques adresses de cavistes pour s'approvisionner en bonnes bouteilles goûteuses et originales :
. Basin & Marot, 90A rue du Page à 1050 Bruxelles.
Sympa, accueillant et débordant de bons conseils ! Avec une belle palette de vins en direct des petites propriétés. Dégustations tous les mercredis et samedis de 14h à 19h.
. Fruits de la passion, 64 rue de Thorembais à 1360 Wastines (Perwez).
Vincent Damien vous y accueille et vous emmène à la découverte des "vins fous et spirituels" ! Dégustations tous les week-ends.
. La cave de mon beau-frère,
Avec Arnold, du bar à vin et resto "A Bout de Soufre", et son beau-frère Yves. Conférences, dégustations, repas-dégustations, livraisons aux groupes d'achat collectifs.
Bioguide remercie Jérôme van der Putt pour l'aide précieuse qu'il a apportée à la rédaction de cet article.
Vin « bio », ça veut dire quoi ? Pour l’instant, le label bio (logo européen ou français AB p.ex) porte uniquement sur la production bio des raisins, et garantit seulement que le vin a été réalisé à partir de « raisins issus de l’agriculture biologique ». La certification actuelle ne couvre donc pas le processus de vinification ! Donc, on peut très bien ajouter quantité de sulfites et autres produits cracras à du raisin bio, et coller une étiquette « bio » sur la bouteille ! D’ailleurs, c’est parfois le cas des vins « bios » que l’on trouve en grande surface... Alors, comment s’y retrouver ?
Les vins « naturels » Non seulement le raisin est issu de vignes non traitées, mais en plus, un vin naturel suppose que proscrit toute chimie dans le processus de vinification du jus de raisin. Le vin fermente donc à partir des levures indigènes présentes sur le raisin et dans le chai, sans ajout d’aucun intrant si ce n’est une quantité minime de sulfites à la mise en bouteille le cas échéant. En France, les vignerons désireux de produire des vins sans chimie se sont regroupés sous une dénomination – officieuse ! – de « vins naturels ».
« Contient des sulfites » ... Depuis novembre 2005, la législation européenne a rendu obligatoire la mention « contient des sulfites » sur les bouteilles qui en contiennent plus que 10 mg/l. Elle autorise des doses maximales de SO2 pour différents types de vins, en mettant quand même encore la barre assez haut. Certaines marques, comme Demeter ou Nature et Progrès, sont plus restrictives sur ce point, comme le montre le tableau ci-dessous.
|
Doses maximum de SO2 total en milligrammes par litre |
||||
|
Vin |
Règlement CE |
Nature et Progrès |
Demeter |
FNIVAB |
|
Rouge sec |
160 |
70 |
70 |
100 |
|
Blanc et rosé secs |
210 |
90 |
90 |
120 |
|
Mousseux |
210 |
60 |
60 |
100 |
|
Liquoreux |
400 |
200 + 10 |
200 + 10 |
25 |
« Vin bio, mode d’emploi » de Jérôme van der Putt, Ed. Jean-Paul Rocher
Les sulfites : un peu, beaucoup, pas du tout ? Nombre d’études mettent en évidence l’impact négatif des sulfites sur la santé. Alors, pourquoi un vigneron en ajoute-t-il dans le vin ? Tout simplement pour avoir un vin stable, capable de résister sans problème au transport, au stockage, aux variations de température. Les sulfites ont un effet antioxydant et antiseptique ; ils empêchent le vin de s’oxyder et bloquent le travail des levures et des bactéries.
Un vin complètement naturel, sans aucun ajout d’aucune sorte, est difficile à réaliser et instable par nature. Certains vignerons y arrivent, avec un travail très exigeant à la vigne pour produire un raisin le plus sain possible et des conditions d’hygiène sans failles à la cave. Il faut transporter et conserver ces vins à 14°C maximum pour en préserver l’intégrité. D’autres producteurs de vins naturels utilisent des sulfites, mais en faible quantité, juste de quoi se prémunir contre les conséquences fâcheuses de mauvaises conditions de stockage tout en préservant les bons arômes naturels et la personnalité vivace de leur vin. On compte en France quelques centaines de producteurs de vins sans soufre (parmi plus de 100 000 producteurs de vin !).
« Ne contient pas de sulfites ajoutés » Si une étiquette indique « ne contient pas de sulfites ajoutés », cela signifie que le producteur n’a pas rajouté de sulfites dans le vin.
Quelques sites de référence :
L'association des vins naturels (AVN) : http://www.lesvinsnaturels.org/
A la rencontre des vins naturels : http://www.vinsnaturels.fr/
Blog sur les vins naturels : http://buvonsnature.over-blog.com/
Vin bio mode d'emploi
Jérôme van der Putt écrit sur le vin et anime un cours de vin bio depuis plusieurs années. Il parcou
rt les vignobles à travers le monde à la recherche des meilleurs vins, les plus divers dans leur expression, pourvu qu'ils résultent d'une vinification la plus naturelle possible à partir de "vrais" raisins qui n'ont pas connu de produits chimiques. Ce livre fait le point sur le vin bio et les vins naturels : des labels à la vinification, des sulfites à la biodynamie, des vendanges à la certification, tout y est clairement expliqué. Voilà qui permet de mieux faire ses choix afin de savourer de bons vins nature !
vanderputt@skynet.be
« Vin bio mode d'emploi », Jérôme van der Putt - Editions Jean-Paul Rocher, Paris, 2008 -
A la bonne vôtre !
Il n’y a pas que du raisin dans le vin rouge. On y trouve aussi des pesticides. Et pas qu’un peu : jusqu’à 5800 fois le maximum toléré dans l’eau du robinet. C’est ce qu’a révélé en 2008 le r
éseau « PAN-Europe ». Sur les dix bouteilles de pinard achetées en France, un bourgogne santenay premier cru additionnait ainsi huit molécules chimiques différentes et un bordeaux pomerol pas moins de six. Avec, dans le lot, des « cancérigènes » et des « toxiques pour la reproduction ». Les producteurs de vin et les fabricants de pesticides ont aussitôt accusé l’ONG d’avoir poussé le bouchon un peu trop loin, faisant remarquer que les contaminations observées ne dépassaient pas les limites autorisées. Le hic est qu’il n’existe aucune teneur maximale en pesticides fixée pour le vin. A défaut, on bricole avec celles autorisées dans le raisin. Ça tombe drôlement bien, elles ont été calculées au plus haut, vu que la vigne est l’une des cultures les plus traitées : 20 000 tonnes de pesticides sur les 80 000 aspergées chaque année en France. Et la tendance est plutôt à la hausse avec le réchauffement climatique qui profite aux parasites. Et donc aux pesticides. Ça s’arrose !
Extrait de « Vive la Malbouffe ! », de Christophe Labbé, Jean-Luc Porquet, Olivia Recasens et Wozniak – Editions Hoëbeke, Paris, mars 2009.
Professionnels du bio, découvrez ce que Bioguide peut vous apporter ! cliquez ici